Des inégalités économiques aux inégalités sociales : propositions pour un monde plus juste

La lutte des classes est, aujourd'hui encore, une réalité et elle est
toujours la conséquence des inégalités économiques qui n'ont pas
disparu. Ainsi coexistent deux classes dont l'une vit du revenu de son
travail, revenu amputé de prélèvements indus et illégitimes, tandis que
l'autre vit du «revenu» de son capital, alimenté par des prélèvements
indus et illégitimes effectués sur le pouvoir d'achat réel des travailleurs.
La théorie économique actuellement dominante légitime les
prélèvements indus et se trouve dans l'impossibilité de détecter et donc
de dénoncer les prélèvements illégitimes. Cette théorie permet d'établir
des règles arbitraires de fonctionnement de l'économie, qui sont fixées
essentiellement en fonction des intérêts en jeu et des rapports de force
entre les catégories sociales. Or, lorsque le fonctionnement de
l'économie est régi par des règles arbitraires, c'est la loi du plus fort qui
s'impose.
Elie Sadigh démontre que le problème des inégalités économiques
exige, pour être résolu, une théorie scientifique mais que l'application de
cette résolution exige, elle, une volonté politique, car l'économie est une
science sociale.
Du fait des intérêts en jeu dans le système économique, le
fonctionnement de l'économie n'a, jusqu'à présent, jamais engendré
l'équité, et c'est tout l'enjeu de cette science sociale de devoir mettre en
évidence, à partir de principes immuables et vrais, les règles dont
l'application assurera le fonctionnement normal de l'économie, afin que
l'équité se réalise enfin.