Traité du microcosme. Ma'amar 'Olam Qatan

Moïse ibn Tibbon (v. 1195 - v. 1275) représente la troisième génération des Tibbonides, illustre famille de savants judéo-arabes d'origine andalouse installée en Provence à partir des années 1150. Comme son grand-père Juda et son père Samuel (traducteur du Guide des égarés , de Maimonide), il traduisit de l'arabe à l'hébreu maints ouvrages scientifiques, philosophiques et religieux, transmettant ainsi l'héritage de la haute culture de l'Andalousie des X<sup>e</sup>-XII<sup>e</sup> siècles.
Moïse ibn Tibbon fut aussi l'auteur de commentaires allégoriques de la Bible et du Midrach , où se conjuguent sa culture religieuse et sa connaissance des philosophes arabes, notamment Averroès.
Le Traité du microcosme occupe une place à part. On y croise une tradition qui traverse les siècles et les cultures, tant la conception de l'homme comme microcosme , ou petit monde , résumé du macrocosme , ou grand monde , est universelle. Ce traité, toutefois, demeure l'unique exemple dans la littérature juive d'un exposé complet de l'analogie du microcosme et du macrocosme. L'auteur y ramasse les savoirs médicaux, cosmologiques et philosophiques de son temps, tout en dévoilant divers aspects inhérents à la tradition juive.
C'est la première fois que le Traité du microcosme est édité, traduit et commenté en français.