La Rochelle au XIXe siècle : de la place forte au port de commerce

Rasées à l'issue du siège de 1627, les fortifications
de La Rochelle furent réédifiées à partir de 1689.
La Rochelle redevint alors une place forte. Pendant
deux siècles, la ville dut subir les servitudes imposées
par son état de place de guerre : interdiction de bâtir
dans une vaste zone précédant l'enceinte, obligation
de requérir en toutes occasions des autorisations
auprès du commandant de la place,
nécessité d'héberger une importante garnison,
etc.
Cet ouvrage révèle comment, au fil du XIX<sup>e</sup> siècle,
la municipalité parvint, malgré ces contraintes,
à développer la ville. Tandis que l'Armée en
aménageait l'enceinte et y bâtissait encore
casernes, corps de garde et arsenal, la naissance
d'une cité balnéaire, l'arrivée du chemin de fer,
l'agrandissement du vieux port et la création de
celui de la Pallice entraînèrent malgré tout le
percement de l'enceinte, la création de nouveaux
quartiers avec leurs équipements : églises,
écoles, marchés, lotissements d'habitations.
De la sorte, avant même que ne soit déclassée
la place forte, en 1902, La Rochelle, préfecture
modèrne et port de commerce, était déjà prête
à s'ouvrir sur le monde.