Assasaint : l'histoire du bon larron moderne

Le 25 février 1954, Jacques Fesch,
au cours du braquage d'un bureau
de change, tue un agent de police.
Écroué à la prison de la Santé à
Paris, il y restera trois ans avant
d'être exécuté.
Le 1<sup>er</sup> mars 1955, il écrit dans son journal :
«J'ai entendu une voix qui n'est pas de la
terre me dire : "Jacques, tu reçois les grâces
de ta mort."» Ce choc produit sa conversion,
et, dès lors, il s'oriente vers une intense
recherche spirituelle.
L'instruction et le procès déclenchent des
débats passionnés aux assises et dans la
presse. Le 1<sup>er</sup> octobre 1957, celui que l'opinion
publique surnommait le
«dandy malfrat» est guillotiné,
à l'âge de 27 ans. Les dernières
lignes de son journal sont éloquentes et
devinrent le titre d'un best-seller : «Dans cinq
heures, je verrai Jésus...»
M<sup>e</sup> Gilbert Collard s'est livré pendant trois
ans à une enquête minutieuse. Il retrace
l'incroyable parcours de cet homme pour
lequel une enquête préliminaire à la béatification
est en cours et dont le cardinal Lustiger
espérait qu'il serait un jour «vénéré comme
une figure de sainteté».