Les marqueurs archéologiques du pouvoir : actes de la 4e Journée doctorale d'archéologie, Paris, 27 mai 2009

Les journées annuelles de l'école doctorale d'archéologie de l'université
Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont, comme leur publication dans
Archéo.Doct , pris leur rythme de croisière : elles ne s'engluent pas pour
autant dans la routine ni la technicité. Le thème retenu pour cette quatrième
livraison d' Archéo.Doct , les marqueurs du pouvoir, est de ceux qui peuvent
fédérer les jeunes archéologues des horizons et spécialités les plus divers et
conférer à leurs données et leurs réflexions un vif attrait pour leurs lecteurs
non archéologues. À l'instar des autres disciplines des sciences humaines et
sociales, mais avec ses outils propres, des outils au sens propre, l'archéologie
scrute en effet les sphères sociales et politiques. Elle peut même contribuer
de façon saisissante à mettre en lumière des facettes, voire des séquences
constitutives, de ces compositions complexes, subtiles et changeantes qu'on
nomme «le pouvoir».
À l'évidence, c'est l'archéologie funéraire d'une part, d'autre part l'étude
de l'architecture - moyen ou manifestation du pouvoir en tant que tel ;
expression du pouvoir dans la ville - qui fournissent les meilleurs angles
d'approche, les données les plus nettes. C'est donc sous ces trois entrées
- les pratiques funéraires, indices du statut des défunts ; l'architecture, mise
en scène et innovations ; agglomération et espace urbain, l'organisation et
la gestion d'un espace révélateur - que sont assemblées les quinze contributions
de ce livre. Elles entraîneront son lecteur du III<sup>e</sup> millénaire av. J.-C.
au XV<sup>e</sup> siècle apr. J.-C., du Michoacan mexicain au Japon et du Kent à l'Inde
méridionale. La monotonie n'est pas à craindre !