Paris et les caprices du pouvoir : l'aventure politique des monuments parisiens

Paris et les caprices du pouvoir
L'aventure politique des monuments parisiens
On accorde volontiers aux monuments parisiens une vie paisible de mastodontes de pierre ou de bronze, pourtant dans « Paris et les caprices du pouvoir », l'auteur nous entraîne dans une vivifiante course-poursuite. D'un côté le temps des hommes politiques, par définition toujours trop court, de l'autre celui des architectes ou sculpteurs engagés dans les travaux de glorification et qui doivent gérer les tonnes de pierre des chantiers successifs.
Que Napoléon par exemple décide depuis le camp de Schönbrunn d'élever sur le Pont Neuf un obélisque en granit de soixante mètres de haut cela ne lui prend que quelques secondes, le temps d'un décret de deux lignes, le décret du 15 août 1809, mais pour les ouvriers engagés dans l'aventure, c'est un tout autre défi. Un socle géant sera construit sur le Pont Neuf, que pourra-t-on en faire à la chute de l'empire ?
Aucun monument n'a été épargné par ce décalage permanent entre décision et réalisation. Daniel Brandy nous convie avec un humour décapant à suivre ces péripéties riches en rebondissements et avortements d'État. Une autre façon de découvrir les trésors architecturaux de la capitale, un plaisir de lecture renouvelant le genre des guides touristiques, laissant de côté l'éternel Paris romantique pour mettre en relief son aspect picaresque et le véritable talent de la capitale, à savoir son insatiable appétit pour les changements de régimes.