Journal des êtres anonymes. Diario de los seres anonimos

Journal des êtres anonymes
Diario de los seres anónimos
Loin du lyrisme débridé qui imbibe une grande partie de la poésie colombienne des XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles, Omar Ortiz pratique un langage quotidien pour parler des petites gens, de leurs activités et des détails apparemment insignifiants de leurs vies, de leur ordinaire peuplé aussi de rêves, de tendresse, de beauté, de merveilleux, de fatalisme, de luttes pour la vie, d'indignations et souvent de désespoir...
Mais foin des prologues, lisez ce recueil et méditez ces vers du Compilateur curieux , qui définit ainsi avec humour les qualités d'un poète :
une passion obstinée pour la beauté,
un attachement exagéré à soi-même
et un notable appétit pour la démesure et la tromperie.
Le reste est leurres rhétoriques
inventés par critiques et professeurs de littérature.
Yves Moñino