Les analyses de Florin Callerand. Vol. 2. Victoire sur une enfance assiégée

Florin Callerand n'était pas un
homme tout à fait comme les autres, il
était profondément atypique, trop
exceptionnel pour être supporté et
compris par la spiritualité classique de
certains, et beaucoup trop ordinaire et
modeste pour être simplement remarqué par les « grands » de toutes sortes
qui sont passés à côté de lui sans
même l'apercevoir. Il est vrai que nul
n'est prophète en son pays.
Florin ne m'en voudra certainement
pas si je vous dis qu'il m'évoque la
parabole qu'a choisie Bernadette
Soubirous en parlant d'elle-même :
« - Que fait-on d'un balai lorsqu'on a
fini de balayer ?
Etonnée je lui réponds :
- Quelle question me faites-vous là ? ?
- Oui, je vous demande où on le place
quand on a fini ?
- Dans un petit coin derrière la porte.
Alors toute heureuse... elle me dit :
- Eh bien, j'ai servi de manche à balai
à la sainte Vierge ; lorsqu'elle n'a plus eu
besoin de moi, elle m'a mise à ma place
qui est derrière la porte.
Et en frappant des mains, elle ajouta :
- J'y suis, j'y reste ! »
Un balai, c'est très très ordinaire,
surtout à l'époque des aspirateurs très
« top ». Mais un balai c'est excessivement efficace quand on sait l'utiliser.
Un balai n'est employé aujourd'hui que
par les petites gens, et dans les pays
pauvres. Un balai n'est pas très médiatique... Mais le secret de La Roche
d'Or est précisément là : chaque fois
que quelqu'un aura envie de balayer
devant sa porte, Florin sera à son service.
Je vous avoue humblement que
mon unique travail sera de sortir ce
balai du placard-aux-oubliettes. Les
humbles dans la foule anonyme auront
toujours besoin d'un balai ! A l'heure
du marketing et du battage autour des
innombrables nouveautés en vogue, je
vous jure que ce balai n'attirera vraiment que les personnes « concernées ».
Si d'ailleurs, vous avez le courage
de lire ces lignes jusqu'au bout, c'est
déjà que vous êtes en train de vous
rendre compte qu'il vous manque un
balai... chez vous !