Les 15 jours de Jean-Marie Le Pen

Les 15 jours de Jean-Marie Le Pen
Pour l'élection présidentielle française de 2002, fameuse entre toutes, la première du troisième millénaire, le grand bal avait été soigneusement préparé. Jamais mise en scène n'avait été plus soigneusement élaborée : les violons du bal accordés à la perfection, la concurrence factice, et les deux champions annoncés, programmés, voire imposés aux Français, occupaient grâce à un énorme consensus médiatique le devant de la scène politique et faisaient l'essentiel de l'actualité.
Toutefois les choses ne se défoulèrent pas comme prévu : le 21 avril, les nationalistes ont leur candidat présent au second tour de l'élection. L'hallali commence dès le lendemain. Jean-Marie Le Pen devient l'homme à abattre.
S'ensuit un déchaînement général : toute la presse déverse sa bile sur l'exutoire national, mensonges et fantasmes ruissellent pendant plus de quinze jours. De tous bords, le cordon sanitaire se met en place. Toutes les forces politiques, syndicales, religieuses, philosophiques sont mobilisées. Elles ont la peur de leur vie. La Grande Peur de l'an 2002 !.
Abasourdie par son échec du 21 avril, la gauche organise le troisième tour dans la rue, encadrant les manifestations de haine des lycéens et retrouvant là une nature totalitaire, quand le verdict des urnes ne lui convient pas. Elle tente par tous les moyens de terroriser l'opinion publique.
Mais, malgré le lynchage médiatique, l'irrésistible ascension de la résistance nationale continuait son lent, sûr, mais difficile chemin et pugnace combat commencé en 1972.