La ville en ses murs

Au sein de la communauté juive
d'Ahmedabad, dans une vaste maison
grouillante de vie et bruissante de débats
généalogiques, une fillette rebelle est
fascinée par l'hindouisme dont elle
perçoit la luxuriance chez son amie
Subhadra. Animée d'une curiosité infinie
et de soif de vivre, elle secoue l'inertie
d'une communauté repliée sur elle-même,
révèle les secrets enfouis ; et se heurte aux
femmes, gardiennes des traditions et des
interdits religieux. Il y a Naomi, sa mère,
aux saris toujours impeccables, il y a
l'oncle Menahem qui mélange par
gourmandise la viande et le lait, et surtout
le grand-père Danieldada, l'excentrique
de la famille, qui l'attire comme le
papillon vers la flamme.
Ainsi apporte-t-elle une à une les pièces
menues de la chronique familiale, dans un
présent d'instantanés empruntés à un style
de rédaction enfantine qui évoluera au fur
et à mesure qu'elle devient adulte.
La Ville en ses murs est un roman qui
égrène lentement son charme, telle la
musique d'une comptine habitée de rêves
et de désirs. Mais que deviennent les rêves
d'enfance quand, peu à peu, s'effondrent
autour d'eux les murailles protégeant la
ville ?