Forton de Bressac : chevalier périgordin du Temple, gardien du Saint Graal (1276-1321)

D e la tour de Bressac, la maison forte familiale dominant la Côle, le damoiseau Forton est trop bercé par l'épopée paternelle en Terre sainte pour demeurer sagement en Périgord Vert. À son tour, il choisit de chanter «Montjoie!» à la vue des remparts de Jérusalem, se laisser envoûter par le charme des peuples d'Arménie de Cilicie, chevaucher à la poursuite des mameluks en razzia.
Quel étrange destin pour ce chevalier d'être choisi pour venir déposer le Saint Graal - le vase sacré de Jésus à la Cène - en la cathédrale de Chartres! L'édifice en construction lui permet d'être initié à l'art du trait par les maîtres et compagnons oeuvrant sous la houlette du Grand Architecte.
L'auguste mission l'invite à rejoindre le Temple alors que le roi Philippe le Bel persécute l'ordre. Mais il faut fuir l'Inquisition; avec d'autres soldats du Christ il entreprend la grande traversée d'oultre-océan pour ramener des lingots d'argent destinés à étendre «la blanche parure» sur l'Occident chrétien.
La chandelle s'éteint en 1321. De son Périgord retrouvé, Forton de Bressac délaisse son grimoire où il a couché ses récits épiques.
Sept siècles plus tard, André Goineaud-Bérard les découvre pour nous.