La tour inachevée : une étude des XXIe, XXIIe et XXVe degrés du rite écossais ancien et accepté

La tour inachevée : une étude des XXIe, XXIIe et XXVe degrés du rite écossais ancien et accepté

La tour inachevée : une étude des XXIe, XXIIe et XXVe degrés du rite écossais ancien et accepté
Éditeur: Véga
2004127 pagesISBN 9782858293681
Format: BrochéLangue : Français

Il existe, dans le Rite Écossais Ancien et Accepté, trois degrés qui

ne furent, sans doute depuis le tout début du XIX<sup>e</sup> siècle, que

communiqués. Les récipiendaires n'entendaient que l'énoncé d'un

bref résumé qui n'a eu, trop souvent, que peu de rapport avec la

réalité des degrés.

Il s'agit du XXI<sup>ème</sup> degré de Chevalier Prussien, du XXII<sup>ème</sup> degré

de Chevalier de Royale Hache et du XXV<sup>ème</sup> degré de Chevalier du

Serpent d'Airain.

Apparemment, ce sont des degrés bien ordinaires, construits autour

de légendes tirées de l'Ancien Testament, la tour de Babel, les arbres

coupés pour construire l'arche de Noé ou le temple de Salomon, les

"serpents ardents" punissant les Hébreux de leurs péchés dans le

désert du Sinaï...

Pour certains Maçons du XIX<sup>e</sup> siècle, ces degrés semblaient si anodins et si

quelconques qu'il leur a semblé légitime de substituer aux légendes originelles des

sortes de romans plus ou moins moyenâgeux et de leur donner une signification

politique...

Il est clair que bien peu nombreux furent ceux qui, au cours des deux derniers

siècles, se sont donné la peine d'étudier les rituels originaux et d'en comprendre le

contenu initiatique.

Et pourtant ! Ces rituels ont été conçus au milieu du XVIII<sup>e</sup> siècle, à une époque

où les pastorales, tant catholique que réformées, insistaient sur le péché et sur la

damnation du plus grand nombre. Les Églises, tant catholique que réformées,

tenaient pour certaine l'historicité des Livres de l'Ancien Testament, au point que

l'on pouvait, par leur étude, fixer l'heure et la date de la création du monde. Les

Églises, tant catholique que réformées, tenaient pour authentique une "image de

Dieu" qui était celle d'un Juge implacable et vindicatif. Toutes "prêchaient l'enfer"

avec son feu inextinguible torturant les damnés dans une éternité de souffrances.

Or ces rituels nous disent d'abord, que les Sidoniens qui coupèrent les arbres

dont le bois servit à construire l'arche de Noé eurent des descendants et qu'ainsi la

destruction de la race humaine par le Déluge n'a pas eu lieu, ensuite que Phaleg,

l'architecte de la tour de Babel, s'est "sauvé" par son expiation et son humilité,

c'est-à-dire par "ses oeuvres", enfin que le serpent d'airain est une figure du Christ

et que l'homme est sauvé s'il se tourne vers Lui. Finalement, les trois rituels

contiennent une réfutation de la "pastorale de la terreur" qui retentissait alors

dans les églises et dans les temples. Ils offraient aux récipiendaires une autre "image

de Dieu", celle d'un Père aimant et miséricordieux.

Comme ils sont actuels, ces degrés oubliés !

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