La régulation publique des centres de ressources biologiques : le cas des tumorothèques : actes du colloque tenu à l'Université Toulouse 1 Capitole les 29 et 30 mai 2017

Actes et séminaires
La régulation publique des centres
de ressources biologiques
Le traitement et l'étude du cancer nécessitent de collecter et
conserver des tissus malades et ainsi constituer des collections qui
serviront d'abord au patient lui-même, ensuite éventuellement à la
recherche. La mise à disposition, à destination des chercheurs, des
échantillons et des données relatives au patient, constitue un maillon
indispensable à l'avancée des protocoles de soin, en permettant particulièrement de tester des biomarqueurs pour la prévention et le diagnostic.
Cet ouvrage analyse la manière dont est valorisée la ressource essentielle
pour la recherche que constituent les éléments biologiques humains,
principalement les tissus tumoraux et les données personnelles associées.
Dès l'origine, les collections structurées de tumeurs (« tumorothèques »)
ont occupé une place importante parmi les biobanques. Depuis une
dizaine d'années, ces collections font l'objet d'un encadrement législatif qui
protège différents intérêts, mais qui détermine aussi le moyen d'un
standard commun de conservation et de circulation.
C'est pourquoi la question redoutable de la « valorisation » des collections
et, concrètement, de leur régulation ou de leur gouvernance est abordée
du point de vue du droit, de l'économie et de la sociologie.
L'ouvrage s'organise autour de trois moments : d'abord, une
description (sous forme de décomposition-reconstruction)
des échantillons et des collections, puis l'étude des intérêts
en jeu pour ces collections (économiques et sociétaux) ;
enfin, l'examen des différents moyens possibles pour
mettre à disposition, patrimonialiser et valoriser ces
collections de ressources biologiques humaines.