Comment la fiscalité peut-elle contribuer à la monétarisation d'une économie ?

L'importance des transactions en espèces dans une économie est
caractéristique d'une forte préférence pour la liquidité et donc du faible
niveau de bancarisation. Ainsi, les mesures fiscales peuvent être prises
pour améliorer le niveau de la monétarisation d'une telle économie.
Ces mesures fiscales peuvent s'articuler autour de trois principaux axes,
à savoir : la prohibition de règlement des transactions entre contribuables
par les espèces, la prohibition du paiement des impôts par les espèces et
l'institution des centres de gestion agrées. Cette étude recommande le
paiement des impôts et des transactions entre contribuables par les différentes
formes de mobilisation de la monnaie scripturale et électronique en vue
de moderniser les modalités de paiement des impôts et des transactions,
de réduire la portée du secteur informel, de réduire l'évasion et la fraude
fiscales, de sécuriser et d'améliorer le rendement des recettes fiscales.
Ce qui devra réduire la dépendance envers l'aide et l'emprunt extérieurs.
La monétarisation de l'économie des pays émergents s'impose en effet
comme une nécessité absolue. Antoine Ngakosso, économiste réputé,
Directeur Général des Impôts et des Domaines (DGID) du Congo, dévoile
ici un vaste et ambitieux plan de réforme fiscale qui devrait inspirer le plus
grand nombre de ses voisins africains.