Kim et Ken, mes enfants disparus

Dire adieu à ses enfants fait partie du quotidien de Tinny Mast
depuis douze ans. Tinny avait vingt-huit ans lorsque Kim, sa
petite fille de onze ans, et Ken, son fils de huit ans, ont disparu
le 4 janvier 1994. Un mois plus tard, on retrouvera Kim dans
l'Asiadock à Anvers, violée, assassinée. Aujourd'hui encore,
Tinny ne sait pas ce qu'il est advenu de son fils. Kim et Ken,
mes enfants disparus nous plonge au coeur de la souffrance
d'une maman avec ses espoirs, ses doutes, ses interrogations,
ses peurs... Parfois de manière poétique, parfois de
manière philosophique, mais toujours avec une simplicité
sans détour, Tinny Mast a écrit un livre en guise
d'adieu à Kim et Ken.
Considérée comme une «marginale» personne ne l'a
crue. Elle est apparue aux côtés des familles Russo,
Brichet, Marchal, Benaïssa, comme une des figures de
proue de la Marche blanche il y a dix ans.
«De la douleur jaillit l'espoir», écrit-elle. Son émouvant
plaidoyer pour l'amour et une nouvelle solidarité
est une référence pour tous ceux qui vivent un drame
personnel. Tinny Mast s'oppose à l'intolérance croissante
de la société et au discours politique actuel.
Pour que la vie de ceux qui ne fêteront plus jamais
leur anniversaire ait encore un sens.