Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt : la justification des lois de Nuremberg du 15 septembre 1935. La constitution de la liberté (1er octobre 1935). La législation national-socialiste et la réserve de l'ordre public dans le droit privé international (28 novembre 1935)

Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt : la justification des lois de Nuremberg du 15 septembre 1935. La constitution de la liberté (1er octobre 1935). La législation national-socialiste et la réserve de l'ordre public dans le droit privé international (28 novembre 1935)

Un détail nazi dans la pensée de Carl Schmitt : la justification des lois de Nuremberg du 15 septembre 1935. La constitution de la liberté (1er octobre 1935). La législation national-socialiste et la réserve de l'ordre public dans le droit privé international (28 novembre 1935)
Éditeur: PUF
200595 pagesISBN 9782130550273
Format: BrochéLangue : Français

La philosophie a-t-elle quelque chose à dire sur le monde

contemporain ? Peut-elle intervenir dans des débats publics

pour contribuer à éclaircir leurs enjeux et aider à mieux définir

les conditions d'une réponse ?

La collection «Intervention philosophique» a pour ambition

de montrer que l'on peut répondre positivement à ces deux questions.

Il n'y a pas de philosophie sans exercice de la raison.

Mais outre ses usages spéculatif et pratique, la raison philosophique

a également une fonction de critique publique. C'est cet effet public

de la philosophie qu'il s'agit de restituer par la publication de textes

prenant position sur des questions d'actualité.

Camps de concentration. Camps d'extermination. Comment ont-ils

été possibles ? Comment est-on passé de la séparation, de l'isolement

d'une catégorie d'êtres humains parqués à leur éradication, extermination

comme solution finale ? Ces questions qui obsèdent encore notre présent

sont abordées sous un aspect particulier. Parquer, exterminer ne furent pas

les effets d'un acte de folie individuel ou collectif ponctuel. Il a donc bien

fallu qu'ils fussent conçus, accrédités, justifiés comme utiles, souhaitables,

nécessaires. Dans ce moment de la justification, plus précisément de la

«justification juridique», Carl Schmitt a joué un rôle important. En

faisant jouer la notion de l'ennemi substantiel, le Juif, l'ennemi de race et

de sang, il a entrepris de justifier les lois de discrimination raciale de

Nuremberg du 15 septembre 1935, qui mettent en place la séparation :

parquer, pour éviter la contagion, la dégradation, l'altération de la race

allemande. Mais cette justification par la protection contre l'ennemi de

race et de sang prépare implicitement l'étape suivante : la sortie des Juifs

hors du droit, hors de l'humain même. Il faut exterminer l'ennemi

substantiel, irréductible, de race et de sang.

Carl Schmitt le nazi fut ainsi l'idéologue des pires lois racistes du

régime de Hitler. Cet ouvrage entend le prouver et prouver également

que toute sa pensée n'en sort pas indemne.

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