Société, individu, vieillissement : s'adapter ou changer de modèle ?

Ici, c'est l'individu qui est sommé de s'adapter coûte
que coûte à son vieillissement ; là, on affirme que c'est
à la société française de s'adapter au vieillissement de sa
population ; là encore, ce sont les familles, les professionnels,
les institutions médico-sociales que l'on interpelle après des
constats d'inadaptation à l'emporte-pièce...
Adapter la société, c'est la penser capable, non
seulement d'inclure, mais de cesser d'exclure ceux qui,
porteurs d'attributs identitaires négatifs, de stigmates,
font durablement l'objet d'une disqualification. Nous
devons nous libérer des représentations, des mentalités,
des pratiques, disons-le des modèles dans lesquels il
faut se glisser pour prétendre être un bon vieux, un bon
accompagnant, une bonne institution...
Le processus d'adaptation de la société tout entière
engage le bien-être des plus âgés d'entre nous, détermine
la qualité de l'accompagnement des plus vulnérables,
l'organisation des solidarités, et modifie nos manières de
vivre, de penser et d'agir.
Reste à savoir si ce nécessaire changement peut se
contenter d'une adaptation ou si nous devons changer de
modèle.
L'UNIORPA a souhaité ouvrir ce débat qui nous concerne
tous. Cet ouvrage pluridisciplinaire est le résultat de la
journée organisée le 27 novembre 2014 à Aix-les-Bains, à
laquelle ont participé Amyot Jean-Jacques, Anaut Marie,
Billé Michel, Gaucher Jacques, Gucher Catherine, Ribes
Gérard, Villez Alain.