Pourquoi l'affaire Louis XVII n'est pas close

Dans le prolongement de son livre «Contre-enquête sur l'affaire
Louis XVII» (éditions Christian, 2007), Hugues Trousset, avocat au
barreau des Hauts de Seine, a repris avec clarté et méthode l'ensemble
de cette vieille et grande controverse déclarée hâtivement close.
Il faut bien le dire, sa démonstration rigoureuse appuyée sur des
faits étayés apporte de nouvelles et passionnantes perspectives à cette
énigme dont en l'état, le dénouement reste toujours à connaître.
C'est vrai qu'il est difficile de contester la présence de plusieurs
enfants détenus au Temple sous l'identité de Louis XVII alors qu'à
l'origine, il n'y avait qu'un seul Louis XVII.
C'est vrai qu'il existe une très forte présomption d'identité entre le
jeune prisonnier, inhumé comme Louis XVII le 10 juin 1795 au cimetière
Sainte Marguerite et l'enfant anonyme exhumé du même cimetière
en 1846.
Enfant plus grand, plus âgé qui précisément n'était pas Louis XVII.
C'est vrai qu'il existe une bien pesante interrogation sur le fait que
le coeur prélevé le 9 juin 1795 sur le corps de quelqu'un qui n'était pas
alors Louis XVII puisse au travers des tests ADN pratiqués en 2000,
devenir subitement le coeur du véritable Louis XVII.
C'est vrai enfin que la vraisemblance d'une confusion matérielle
entre le coeur d'un présumé Louis XVII et celui de son frère aîné, le
premier Dauphin est très forte.
En clair, toute cette Affaire doit être nécessairement reprise.
Il n'y a en définitive aucune certitude sur la mort le 8 juin 1795, de
celui qui était devenu le roi de France, le roi très chrétien, Louis XVII.