Lettre sur le commerce de la librairie, 1767 : histoire de la propriété intellectuelle, des droits d'auteur et du commerce des livres

Réflexions sur la propriété intellectuelle, les droits d'auteur et le commerce des livres dans la trame de l'essai de Diderot et de sa Lettre sur le Commerce de la Librairie présenté par Mika ben Miled
À la fin du XVI<sup>e</sup> s. l'invention de l'imprimerie va permettre l'accès aux textes au plus grand nombre, la pensée écrite circule sous de nouvelles formes.
Un nouveau commerce est créé.
Un siècle plus tard, en France, un mouvement intellectuel formera ce qu'on a appelé les Lumières préfigurant l'esprit de la Révolution à venir.
Ces hommes de lettres, ces scientifiques, ces philosophes, ces juristes... opposaient aux préjugés de leur temps, au despotisme et aux conflits de religions, la Raison, et voulaient oeuvrer pour la liberté de pensée et le bien commun. Leurs principaux outils de réflexion et de propagande furent les livres, les journaux, les bulletins, les gazettes...
Dans la polémique au sujet des privilèges accordés aux imprimeurs-éditeurs, Diderot interviendra en 1767 par cette Lettre sur le Commerce de la Librairie.
Il y expose les problèmes de cette profession et la nécessité d'y établir des normes tout en défendant la reconnaissance du droit de l'auteur : « Quel est le bien qui puisse appartenir à un homme, si un ouvrage d'esprit, le fruit unique de son éducation, de ses études, de ses veilles, de son temps, de ses recherches, de ses observations, si les plus belles heures, les plus beaux moments de sa vie, si ses propres pensées, les sentiments de son coeur, la portion de lui-même la plus précieuse, celle qui ne périt point, celle qui l'immortalise, ne lui appartient pas ? »