Tango tranquille

Violette et Enrique n'ont pas grand-chose en commun. Tout les sépare : l'âge, le statut social, la culture, la couleur de la peau... Tout, sauf une grande solitude. Violette, une bourgeoise vieillissante, l'a choisie elle-même en coupant tout contact avec ses proches et ses connaissances. Enrique, un jeune Bolivien sans papiers, y est contraint par son exil en Europe et sa pauvreté. Lorsque leurs chemins se croisent, le besoin de soutien réciproque va les rapprocher. Pour Violette, femme très indépendante et blessée, qui ne parle plus qu'avec elle-même et sans ménagement, c'est la porte des sentiments vrais qui s'ouvre à nouveau. Et celle de son passé, qu'elle avait banni avec force.
Pas de sentimentalisme dans ce roman où se déploient une grande lucidité et un refus des idées préconçues. Verena Hanf dresse ici le plan de nos impasses, de nos égoïsmes - et indique un chemin pour en sortir.