Angoulême : monuments disparus

Angoulême
Monuments disparus
La ville est vivante, elle se transforme perpétuellement. Chacun des moments clés de l'histoire nationale et angoumoisine a détruit puis reconstruit. Ce sont les grandes périodes architecturales, les grands desseins, plus que les moments tragiques des guerres ou des révolutions, qui ont procédé aux plus grandes destructions, faisant table rase d'un passé ne correspondant plus aux besoins d'une société en construction. Soubresauts de l'histoire, évolutions démographiques ou économiques, volontés politiques, modifient le territoire, l'enrichissent ou l'appauvrissent tour à tour. Un état donné, à un moment donné, est toujours provisoire : il n'a pas vocation à durer, sauf si une qualité architecturale fonctionnelle ou exceptionnelle impose sa conservation à la société tout entière.
Angoulême, monuments disparus
est un ouvrage indispensable pour tous les amoureux d'Angoulême. Rédigé par un collectif d'auteurs, historiens, archéologues, historiens d'art, conservateurs, documentalistes..., sous la direction de Marylise Ortiz, directrice de Via Patrimoine, il offre à chacun la possibilité de découvrir l'évolution de la cité depuis ses origines jusqu'au milieu du XX<sup>e</sup> siècle. Au travers de quelque 70 notices étudiant les différents édifices entièrement disparus ou évoqués par quelques vestiges encore visibles, et de nombreux plans, gravures et dessins souvent méconnus, voire totalement inconnus, c'est une remontée dans le temps qui est proposée ainsi qu'une nouvelle lecture de la ville qui explique les choix anciens et qui permet d'envisager de futures évolutions. Quels seront les monuments disparus au XXI<sup>e</sup> siècle ? Nous avons tous des idées à ce sujet : seront-elles plus judicieuses que celles de nos prédécesseurs ? Histoire à suivre...