Henry de Triqueti, 1803-1874 : le sculpteur des princes : exposition, Orléans, Musée des beaux-arts et Montargis, Musée Girodet, 3 oct. 2007-6 janv. 2008

S'il ne restait de son oeuvre que les portes en bronze de l'église de la
Madeleine, à Paris, Henry de Triqueti aurait déjà sa place parmi les plus
grands créateurs du XIX<sup>e</sup> siècle. Sculpteur de la génération romantique,
insatiable dessinateur des chefs-d'oeuvre de l'Italie médiévale et renaissante,
dont il devient l'un des meilleurs connaisseurs, il se lie avec plusieurs familles
princières. Pour les Orléans, il crée de nombreux objets décoratifs, vases de
bronze, piédestaux à l'italienne, gisant du duc d'Orléans ; il fait bénéficier le
duc d'Aumale de ses conseils pour d'importantes acquisitions d'oeuvres d'art,
aujourd'hui au château de Chantilly ; enfin, la reine Victoria et son époux, le
prince Albert, lui accordent leur confiance. Encouragé par la fille aînée du
couple, devenue princesse de Prusse, Triqueti consacre les dix dernières
années de sa vie au décor en marqueterie de marbres de la chapelle funéraire
du prince Albert (mort en 1861) au château de Windsor. Il y exprime toute la
profondeur de sa foi chrétienne (l'artiste s'est converti au protestantisme en
1848) et son goût pour les grands ensembles décoratifs.