L'ombre d'une voix, peut-être. N'oublie pas la visite du soir !

Chaque texte - poème, note, récit, ou nouvelle - constitue une suite de tableaux trouvant sa cohérence dans l'enchaînement des images, de leurs colorations, modulant leur tonalité secrète, la révélant, fuyant sous l'expression répétitive d'une voix blessée, déchirée souvent par un temps vite devenu lointain. Sorte de pan de vie basculant qu'engloutit l'histoire...
La douleur - du souvenir, de l'absent, de l'extrême solitude - ne se manifeste-t-elle pas davantage, et de manière plus insidieuse encore, par ce que suscite l'interrogation ? Est-ce alors reflet d'un miroir que renvoie le regard perdu sur le vide et que ne cesse de reformuler la, photographie d'un lieu imaginaire, son corps, ou le timbre d'une voix dont l'absence de visage ramène indéfiniment à l'oubli ?
Y.L.