Un monde à sauver : souvenirs

L'auteur de ce livre aurait pu faire siennes ces paroles de
Jean-Jacques Rousseau : «Je veux montrer à mes semblables
un homme dans toute la vérité de sa nature ; et cet homme
ce sera moi.»
Voici le récit d'une enfance et d'une jeunesse provinciales
toutes simples, sans événements importants, sans grands
personnages, mais chacune de ces pages est imprégnée des
parfums et des odeurs oubliés aujourd'hui. Pour Michel
Peyramaure, la nostalgie est vivante ; il lui donne corps. Il
nous fait pénétrer dans son univers personnel par l'émotion,
l'humour, le regard à la fois tendre et précis qu'il porte
sur les figures qui ont traversé les premières années de son
existence. Les quartiers où il a vécu étaient, dit-il,
des «conservatoires de personnages». Ce n'est plus vrai
aujourd'hui où chacun vit replié dans sa coquille, dans son
cocon. À cette époque un courant de convivialité reliait
maison à maison, rue à rue, quartier à quartier. On vivait
petitement, mais on vivait bien.