Le chant du bienheureux : la Bhagavad Gîtâ

"Parmi les lettres, je suis le A.
C'est moi qui réside au coeur
de toutes les créatures,
et de tous les êtres
je suis le commencement,
le milieu et la fin."
La Bhagavad Gîtâ , ou le Chant du Bienheureux ,
est un pur joyau de l'hindouisme. Située dans
l'écrin du célèbre Mahâbhârata , immense
poème épique, elle en forme un épisode de sept
cents versets, constitué par un dialogue entre
le prince Arjuna et le seigneur Krishna. Par la
qualité de l'enseignement spirituel qu'il offre,
cet échange nous concerne profondément,
soulevant des questions essentielles sur la vie,
le désir, l'action, la connaissance de soi, Dieu...
Les vingt-deux versets proposés ici sont
présentés et traduits par Hélène Marinetti, qui
enseigne la langue sanskrite et la philosophie
de l'Inde. Pour les mettre en scène visuellement,
Jigmé Douche a composé des oeuvres calligraphiques
tantôt délicates, tantôt contrastées, sur
la base de quatre écritures de l'Inde ancienne.
Inspirées par une pratique du yoga à la fois
mentale, corporelle et sonore, ses créations
nous font goûter l'intensité de ce chant unique
entre le Divin incarné et l'Homme en quête
de vérité.
Les carnets
du calligraphe est une collection
consacrée à l'art
de la "belle écriture", une discipline
qui, de tout temps, fut
déclinée dans de nombreuses
civilisations sous les modes
les plus divers.
Formés à l'école des grandes
traditions de la calligraphie,
les artistes s'attachent, dans
ces Carnets , à transmettre leur
perception d'un des textes
majeurs de l'humanité.
Hébraïque, latine, arabe ou
orientale, chaque écriture véhicule,
par son histoire et par sa symbolique,
une vision du monde
riche d'enseignements.
Lorsque les signes s'animent
sous la main de l'artiste calligraphe,
naît une véritable chorégraphie
où la lettre et l'esprit se
fondent en un même trait.