Il faut croire en ses chances

Jean Martinez est un homme heureux. Professeur de lycée en province,
il habite un joli pavillon. Son épouse est douce et gentille, ses enfants
grands et sages, et il connaît son petit succès comme auteur de romans
du terroir. Mais une idée saugrenue de son éditeur parisien le pousse à
écrire un récit pornographique qui se déroule dans un camp de concentration.
Choqué, troublé, intrigué, Martinez doute de son bonheur et
commence à rêver d'une vie différente, faite de gloire littéraire et de
conquêtes sentimentales.
Peu à peu, il ne parvient plus à savoir ce qui est illusoire : son bonheur
simple, ou cette autre vie qui l'attend, ailleurs, peut-être. Balloté entre
chimère et ordinaire, son histoire nous renvoie, avec un humour froid et
une ironie cruelle, à nos propres incertitudes existentielles.
Il faut croire en ses chances est un roman sur l'égarement qui nous
guette tous, quand nous nous demandons si nous menons effectivement
la vie que nous devons mener.