Comment (se) sortir de la Grande Guerre : regards sur quelques pays vainqueurs : la Belgique, la France et la Grande-Bretagne

Novembre 1918. L'armistice
est officiellement signé à
Rethondes. Pourtant, dans
tous les pays européens, la Première
Guerre mondiale ne va pas se
terminer le 11<sup>ème</sup> jour du 11<sup>ème</sup> mois
à la 11<sup>ème</sup> heure. Le jour de la
Victoire (mais en est-ce vraiment
une ?), les populations belge,
française, anglaise, sont partagées
entre joie et tristesse. Très vite, on
va se rendre compte que la guerre de
14-18 n'a rien résolu. Au contraire,
le conflit n'a fait qu'exacerber les haines. Après une courte liesse
et une immense peine va peu à peu s'installer un climat de
frustrations et d'attentes.
C'est précisément sur cette sortie de guerre, pleine d'espoirs et
de déceptions, que des spécialistes anglais, français et belges de la
Première Guerre mondiale se penchent dans cet ouvrage. Ils
s'interrogent sur «l'après» d'une guerre qui, au début des années
1920, ne passe pas. Comment des pays «vainqueurs» tentent-ils
de se dégager de la Grande Guerre ? De quelle manière essaient-ils
de gérer les traumas, les antagonismes et les haines qui
persistent ? En définitive, les anciens belligérants vont-ils
réellement (se) sortir de cette guerre ?
Au regard des guerres qui se sont déroulées dans les Balkans
ou au Proche-Orient, nul doute que ces questions demeurent au
coeur de l'actualité...