Judaïsme

Fondamentalement biblique, «prophétique» et «messianique»,
la religion juive soutient l'«Unité» absolue
de Dieu. D'un monothéisme intégral et scrupuleux,
tout l'oppose aux paganismes idolâtres, aux jeux,
amours et guerres des panthéons mythologiques. Par
une alliance éternelle, YHVH a destiné Sa Parole à
«un» peuple d'élection, qui doit, par son destin singulier
et son exemplarité à accomplir les Commandements
reçus par Moïse au Sinaï, préparer l'humanité
à honorer Dieu, comme aux temps des Patriarches.
A partir de l'Ecriture, le grand mode d'exposition
théologique du judaïsme est le Talmud, qui fournira,
dès le II<sup>e</sup> siècle, l'«armature intellectuelle» (André
Chouraqui) nécessaire à la survie du judaïsme et du
peuple qui lui est identifié. La «théologie mystique»,
elle, s'épanouira à l'aube du Moyen Age, avec le brassage
des pensées grecque, chrétienne et islamique.
Avec Spinoza, puis, la philosophie allemande, la pensée
juive déviera au regard de l'«esprit biblo-prophétique»
; contestant le légalisme talmudique, elle
s'humanise, se laïcise. Toutefois, les rabbins orthodoxes
et conservateurs, réfractaires aux abus de la raison,
pérenniseront le message monothéiste auquel les
peuples se convertiront, à l'avènement du Messie...
Roi «davidien», dont l'attente imprègne la liturgie
synagogale et inspire les prières quotidiennes.
Ce B.A._BA du judaïsme présente une synthèse
de l'histoire et de la morale du «peuple de la Bible»,
de la liturgie et des fêtes. Il s'attache à la question des
rapports des communautés juives (diaspora) avec le
monde antique et l'Eglise ; il montre leur place dans
les nations modernes et distingue l'anti-judaïsme du
racisme antisémite. Enfin, il aborde la question du sionisme
politico-religieux avec celle, cruciale pour l'humanité,
du statut de la «Ville de la Paix» : Jérusalem.