Les mensonges de la Seconde Guerre mondiale

Que l'histoire entretienne avec le mensonge des
liens intimes ne saurait étonner personne. Ainsi dans le
tumulte de la Seconde Guerre mondiale, des événements
emblématiques ont fait l'objet des plus habiles
manipulations. De l'euthanasie déguisée des petits
Allemands handicapés, dès 1933, à la mascarade de
Gleiwitz qui déclenche l'entrée en guerre, du soulèvement
de Varsovie au sacrifice inutile des kamikazes
sans oublier le «partage» du monde à Yalta, Philippe
Faverjon dévoile la face cachée de la dernière guerre.
Rien n'est jamais anecdotique dans ce récit passionnant.
Prenant appui sur les découvertes les plus récentes,
l'auteur explique comment ces mensonges ont si
bien fonctionné. Ainsi Theresienstadt, antichambre de
la mort, fut-elle, à l'occasion d'un contrôle de la Croix-Rouge,
transformée par ses propres habitants en cité
balnéaire pour Juifs privilégiés. La célèbre association
humanitaire n'y verra que du feu. Idem à Katyn : la
découverte en avril 1943 d'un charnier d'officiers
polonais assassinés par le NKVD fit aussitôt l'objet
d'une polémique formidablement orchestrée par les
Soviétiques au point que la vérité n'éclatera que dans
les années 90.
Une incroyable somme d'erreurs humaines, de
décisions arbitraires, injustifiées et protégées par le
sceau du mensonge.