Ca va bouillir !

12h30. Les rues se vident. Chacun s'empresse de rentrer chez soi. Le
feuilleton radio va bientôt commencer.
12h45. Ici, le chef de famille quitte la table et se dirige vers la boîte en
palissandre du poste et l'allume. Nul besoin de régler l'aiguille sur le
cadran. Elle n'a pas bougé depuis l'achat du récepteur et est comme soudée
sur la bonne longueur d'onde.
12h50. D'un geste impératif, le père impose le silence. Les enfants le
savent, pendant les minutes qui vont suivre, la terre, pour eux, va s'arrêter
de tourner. Défense absolue de moufter. Une seule permission : respirer...
et encore... pas trop fort.
12h52. La «messe» débute. La voix inimitable du héros surgit du haut
parleur et tonitrue : Ça va bouillir ! Puis, il enchaîne avec le résumé
des épisodes précédents dans lequel, astucieusement, il glisse la
publicité de la poudre à laver qui patronne le feuilleton. Enfin, l'aventure
commence. Concernant sa nouvelle enquête, le reporter Zappy Max
engage le dialogue avec Puce, sa photographe et le père Labise, son
rédacteur en chef. Dans son repaire, Kurt von Straffenberg, surnommé
«Le Tonneau» de par sa monstrueuse corpulence, ourdit un nouveau
plan machiavélique avec sa complice : Édith Jeanson ... Hélas !
L'aiguille des minutes poursuit sa course inexorable et c'est bientôt l'indicatif
de fin.
C'était dans les années 60 !
Aujourd'hui, ô miracle ! Tous ces personnages ressuscitent dans cet
ouvrage. À vous de les retrouver ou de les découvrir... Ça va
bouillir !