Nouvelles du racisme ordinaire

Ils se méfient des Noirs. Ou des Juifs. Ou des Chinois. Ils ne supportent plus les jeunes. Haïssent les policiers. Méprisent les homosexuels.
«Ils» ? Un peu tout le monde. Des gens ordinaires, qui ne se croient pas méchants. Ou qui ont des frustrations à défouler. Ou d'autres, qui veulent vraiment attiser la haine. Et peut-être chacun de nous, à un moment ou à un autre, le temps d'une pensée fugitive, d'un agacement, d'une colère.
Parfois c'est juste «pour plaisanter». Parfois c'est avec la certitude arrogante de la bêtise. Parfois cela se borne à des propos à mi-voix. Parfois aussi cela va jusqu'à l'insulte ou au coup de feu.
Propos entendus, anecdotes, faits divers, au bistrot, à l'école, dans la rue, dans la banlieue ou au village, au supermarché ou au commissariat : en une cinquantaine de textes brefs et cinglants, d'une écriture sèche et violente, Daniel Zimmermann nous donne un état des lieux, dérangeant et salutaire, du racisme au quotidien.