Trois âges d'or de la dentelle : Calais, 1860-1905

A l'apogée du Second-Empire, la soif d'acheter et
de paraître gagne tout un peuple d'artisans, boutiquiers,
petits propriétaires urbains, employés et fonctionnaires,
dont le nombre s'élargit avec la croissance
des villes, et dont le pouvoir d'achat augmente.
Le développement de l'industrie textile, qui perdure
sous la III<sup>ème</sup> République, est prodigieux, et celui
de la dentelle mécanique s'inscrit dans ce mouvement
bénéfique à l'expansion de la ville de Saint-Pierre qui
fusionne avec Calais en 1885.
A la fin du XIX<sup>ème</sup> siècle, les mutations économiques
bouleversent les entreprises et leurs acteurs.
Une crise conjoncturelle exacerbe les rapports entre
des partenaires sociaux qui peinent à trouver leur
cohésion interne.
A l'aube du XX<sup>ème</sup> siècle, malgré un long conflit
social local, mais d'audience nationale, qui trouve
enfin sa solution, l'industrie dentellière calaisienne
reste ancrée au coeur de la ville pour la plus grande
prospérité de ses habitants.