Le prophète de Guyane : la vie aventureuse de Jean Galmot, 1879-1928

Les 6 et 7 août 1928, de sanglantes émeutes éclatèrent à Cayenne.
« Galmot mouri ! Galmot mouri ! » criaient les femmes en créole.
Ces émeutes survinrent à la suite de la mort de l'aventurier Jean
Galmot. Cet homme, sorti de la forêt de Bossoul en Périgord, la tête
pleine des histoires de Jacquou le Croquant, épousa la cause du
peuple de Guyane. Il rêva qu'un jour viendrait où le peuple élirait
le candidat de son choix. Cet homme fut élu député de la Guyane
en novembre 1919. Pour la première fois dans l'histoire coloniale
française, un fils d'instituteur né pauvre, sans parti, parvint à se
faire élire député d'un territoire colonial en lieu et place du candidat
officiel du gouvernement. Ce coup d'État par les urnes ne lui fut
jamais pardonné. Jean Galmot n'est pas le prophète qu'il parut être
mais il fut pris pour tel. Or, le 6 août 1928, il mourut subitement.
On crut que le poison avait eu raison de lui. C'est alors que la ville
de Cayenne vécut deux nuits d'effroi et de pillages. La foule tua six
hommes. Pourquoi ces meurtres, crimes et assassinats ? Le sang
de Galmot était-il donc si pur ? Plus qu'un homme politique, Jean
Galmot fut un passeur de rêves, un vendeur de l'oiseau de paradis,
un joueur-né.
Une biographie qui donne vie à l'histoire vraie et qui se lit comme
un roman d'aventures.