Une âme perdue

Bref et magistral, un antiroman d'apprentissage, la chronique
ramassée en six jours d'un été étouffant dans le Turin
des années 1960. Un chef-d'oeuvre de la littérature italienne,
la redécouverte d'un écrivain majeur de l'après-guerre, dans la
lignée d'un Mario Soldati, d'un Cesare Pavese ou d'un Italo
Calvino.
À la veille de ses dix-sept ans, le jeune Tino s'installe chez
sa tante Galla et son oncle Serafino, surnommé l'«Ingénieur»,
pour y préparer son baccalauréat. Orphelin, adolescent frêle
et gauche réfugié dans les livres, Tino attend de toucher
l'héritage de sa mère, précieux sésame qui doit lui ouvrir les
portes de la vie étudiante et du monde adulte.
Dès son arrivée, Galla et Anetta, la vieille servante, lui
font une étrange confidence : au dernier étage de la maison,
dans une chambre fermée à double tour, vit le «Professeur»,
le frère jumeau de Serafino devenu fou à son retour
d'Afrique.
D'abord troublé par cette révélation et angoissé par cette
cohabitation forcée, Tino adopte petit à petit le rythme de la
maison, partageant même les virées nocturnes de son oncle.
Jusqu'à ce petit matin où il va découvrir le secret caché derrière
ces persiennes closes, un terrible drame qui fera tomber tous
les masques, un à un...