Avava-ovava : et nos enfants aimants rachèteront l'innocence du monde

Avava-Ovava
Été 2013. Un groupe de jeunes gens de France, Rroms,
Manouches, et Gadjés, partent de Paris et retrouvent une
foule de garçons et filles d'Europe rassemblés, autour de la
nuit du 2 août : la liquidation du camp des familles tziganes
de Birkenau. Quatre jours durant, de la jeune foule
éveillée, poussée ici au bord et autour de ce trou du temps,
par le souci de faire front au nouveau surgissement de la
violence politique dans l'Europe contemporaine (meurtres
en Hongrie, pogroms en Slovaquie, déplacement de
population d'Allemagne vers le Kosovo, fichage et
expulsions de masse en France et Italie), montent depuis
les coeurs le pressentiment joyeux, l'élan, et dans toutes
les langues d'Europe, la rumeur, que l'avenir a déjà grossi
le temps d'un soulèvement fatal.
C'est sur la route du retour, périlleuse et pressée, à travers
l'espace et le temps éclatés de l'Europe, qu'a surgi, à
l'esprit de ces voyageurs neufs l'idée de ces récits,
réflexions, images, rassemblés ici comme pour indiquer la
destination de leur voyage paradoxal.