Les soleils noirs de la guerre d'Algérie

Aussaresses et la descente aux enfers
Le capitaine Léger et les ruses d'Ulysse
Le colonel Argoud et la vertu d'exemplarité
Le double destin du lieutenant Érulin
La légion d'honneur du lieutenant Mialet
Napoléon a donné une définition célèbre de
la guerre : «L'art de la guerre est un art simple,
tout d'exécution. Tout y est bon sens,
rien n'est idéologie».
L'émergence de la guerre révolutionnaire a
complètement changé la donne. Tout est
devenu compliqué et idéologique. Il faut
désormais non seulement vaincre l'adversaire
sur le terrain, mais conquérir les
coeurs et les esprits des populations en les
affranchissant du terrorisme.
Certains éléments de l'armée française ont
pu être tentés d'employer les mêmes procédés
que leur adversaire en Algérie. Les dérapages
d'un Aussaresses, entraîné dans une
terrible descente aux enfers, ont été heureusement
contrebalancés par l'intelligence
acérée du colonel Trinquier, le talent protéiforme
du capitaine Léger, la rigueur morale
du colonel Argoud et les âmes bien nées
des lieutenants Erulin et Mialet même si les
torrents de violence de la guerre ont parfois
pu les déposséder d'eux-mêmes.
Les principes moraux, qui sous-tendent les
actions humaines, demeurent encore le
meilleur pare-feu pour rester fidèle à ses
idéaux.
À travers le destin de cinq officiers durant
la Guerre d'Algérie, Paul Aballain brise le
tabou...
Il n'était que temps...