La cathédrale disparue de Cambrai

En 1975, Jacques Thiébaut soutenait une thèse
sur La cathédrale disparue de Cambrai et sa place
dans l'évolution de l'architecture du Nord de la France.
Sans mention de siècle non plus que de style, le titre
de cette étude, bien que classique dans sa forme
monographique, nous invite à cheminer librement
à travers les lieux, les âges et les formes. L'auteur fait
en effet une enquête qui ne plie pas sous le poids du
monument. Au contraire, dégagé des contingences
matérielles communes à ce type d'étude, il réussit
à prendre le lecteur par la main ; de l'occident à
l'orient il lui fait parcourir cette cathédrale détruite
en l'analysant chronologiquement depuis sa tour
de façade, sa nef et son transept du XII<sup>e</sup> siècle,
jusqu'à son chevet du XIII<sup>e</sup> siècle. C'est ainsi qu'il
redessine peu à peu le monument, restaure ses
formes, imagine ses espaces, évalue la densité de sa
luminance et, pour finir, en sollicitant l'imagination
de ses lecteurs, reconstruit l'une des cathédrales
majeure de la période gothique.