Au nom du fils : de père en fils (trilogie)

Deux personnages à l'identité fragile, débordant
d'affectivité, et qui sont un peu des revenants, déambulent
dans la vie, aux prises avec eux-mêmes... Leurs histoires se
croisent au gré du hasard.
Suite à un accident, Sébastien Deschamps connaît
d'étranges dédoublements qui l'amènent à sortir de lui-même
et, malgré ses réticences de philosophe cartésien, à
s'affranchir des contraintes de l'espace et du temps pour se
laisser aller à la rêverie. Il ressent en lui comme un
décollement, dans son discours, dans son rapport au monde,
dans sa relation avec Angel, divisé entre un fils qu'il oublie et
un autre qu'il s'invente et apprend à connaître.
Deux ans ont passé. L'adulte vit dans le doute.
L'adolescent est au seuil de la vie : Angel sera le jeune
passeur, une pause dans le chemin, pour repartir vers ces
mondes possibles que l'adulte s'est créés et qu'il explore
obstinément, à la recherche du fils égaré.
La quête du fils, véritable labyrinthe, renvoie le père aux
Origines, aux siennes, à celles de tout père, au fils qu'il a été
face à un père manquant. Elle confronte l'adulte à lui-même,
le lance à la reconquête de l'immédiat - ce corps qui était
devenu pour lui un grand étranger - et le ramène à l'essentiel,
aux éléments : l'Eau, le Feu, qui vont le rendre à la vie.
Par-delà les détours, les égarements, Au nom du Fils est
un acte d'amour envers le fils, la façon qu'a un père de se
perdre dans sa paternité, d'en parler au masculin, en mettant
à nu son intimité.
Roman de l'entre-deux, Au nom du Fils oscille entre le
Père et le Fils, vacille entre le rêve et la réalité, l'Origine et la
fin, la tentation d'exister et la menace de mourir.