Les miraculés de l'Atlantique : récit

«C'est le soir de Noël et c'est un nouveau cadeau. Il ne tombe pas
du ciel, mais vient du fond de l'océan... De l'eau, sournoisement,
envahit notre espace vital. Oui, le radeau prend l'eau...»
Partis pour un simple convoyage, de Gijón à La Rochelle, à bord
d'une goélette en bois «quasi insubmersible», deux marins aguerris
se retrouvent naufragés. Et le sort s'acharne contre eux.
Durant huit nuits et neuf jours, fin décembre 2007, leur radeau dérive
dans l'océan Atlantique. Ils n'ont aucun moyen de communiquer, et
leurs conditions de survie se révèlent terriblement précaires... vivres,
matériel... tout est périmé !
Ces hommes, qui ne se connaissent pas, endurent avec courage le
choc du naufrage, mais, enfermés dans cette prison qui se détériore,
peu à peu le doute les lamine.
Au sixième jour, le fond du radeau se déchire. Écoper nuit et jour ne
sera pas éternellement possible. Comment supporter l'imminence
d'une disparition ? Comment imaginer la souffrance de ceux qui vous
aiment ? Comment garder l'espoir quand le destin semble vouloir
vous entraîner vers la mort ?
L'après-midi du neuvième jour, un cargo apparaît, puis s'éloigne,
laissant la nuit et la mort s'approcher : le dernier feu à main a été
lancé, le radeau prend l'eau de toute part, il y a si peu de chances
qu'un autre navire les devine dans le crépuscule...