Krautrocksampler : petit guide d'initiation à la grande kosmische Musik

À la fin des années 1960, l'Allemagne de l'Ouest se met à
table pour plus d'une décennie de choucroute musicale :
bienvenue dans l'ère du krautrock, cette kosmische musik
typiquement teutonne qui vit des groupes comme Can,
Kraftwerk, Tangerine Dream, Amon Düül, Faust, Popol Vuh,
Neul, Cluster, La Düsseldorf, produire un free-rock à la fois
cosmique et tellurique, réunion dans un même ascenseur
de Sun Ra, des Stooges et des MC5. La génération post-Stockhausen
ira plus loin que la plus reculée des planètes,
et frappera plus fort que des Orcs punks. D'Amon Düül
jouant tels des péquenauds sous acide à Tangerine Dream
et son ambient si planante qu'en comparaison The Orb
appartient au genre du speed metal, en passant par le
violon spectral de Tony Conrad, les marteaux-piqueurs
de Faust ou le Seven Up dopé de Timothy Leary dans les
montagnes suisses, le krautrocker Julian Cope raconte à
sa manière l'histoire de cette musique qui avale toute la
misère du monde et où retentissent aussi, dans un proche
lointain, le Velvet Underground, les Monks, John Peel et
PIL, Hawkind, Joy Division, Iggy Pop, John Cale et Lou
Reed, Funkadelik, Brian Eno... Avec en appendice un
Top-50 tout en couleur des meilleurs disques de krautrock
où sont décrites avec amour les fulgurances cosmiques
d'un genre dont l'influence se prolongera bien au-delà
des années 1980. Y'en a qui disent que le hasch vous
transforme en épave, mais faites tourner quand même.
C'est lui qui l'a dit.