Motel Belmonde

Un soir brumeux de septembre, le narrateur retourne à
Witte Paarden, un village perdu dans la campagne
hollandaise, où il connut autrefois deux
frères hors du commun.
«J'ai jadis connu deux frères que j'ai portés
dans mon coeur. Roemer et Floris Duisterwinkel.
Roemer me considérait comme
un poète et fronçait les sourcils quand je
buvais un jus d'orange ou quand j'allais
à mon travail le matin. Floris a voulu me
tuer pendant une certaine période. Tous
deux sont morts assez jeunes. (...) Et pourtant,
lorsque le soir très tard je m'attarde
au café, j'ai parfois le sentiment que
Roemer et Floris pourraient revenir
d'un instant à l'autre. Alors, je les vois - avec leur désinvolture
d'autrefois - s'installer à ma table. Les voilà,
dis-je fièrement, les amis, permettez-moi de vous présenter
: Roemer et Floris ! Prenez donc un verre, les gars !»
Sur un ton empreint d'humour, à la fois pudique et direct,
Paul Gellings dresse le portrait mélancolique d'une amitié
complexe et intense. Un roman fort et juste, qui déborde
d'émotions contenues.