Formule 1 2002

"Les résultats parlent d'eux-mêmes". C'est en ces quelques mots que, dans un sourire radieux, Michael Schumacher résuma, lors de sa dernière conférence de presse de l'année, le travail brillamment accompli durant cette saison exceptionnelle. Une saison qui le vit escalader le podium 17 fois (en 17 Grands Prix !) et fouler la plus haute marche à 11 reprises, un record. Des records, Michael Schumacher n'a cessé d'en battre cette saison. Outre le record de victoires en une année (11), il annexa aussi le record de victoires dans une carrière (64), le record de points marqués en une saison (144), le record de points marqués dans une carrière (945), le record de meilleurs tours (48), de podiums (114), du nombre de kilomètres en tête, de tours en tête... ou celui, encore plus significatif, du titre obtenu le plus précocement, après seulement onze épreuves. Cette nouvelle consécration (la troisième consécutive, un autre record !) aura permis au virtuose allemand d'égaler également le record du regretté argentin Juan Manuel Fangio, si longtemps esseulé au panthéon de la Formule 1 avec ses cinq titres.
Si elle fut lourdement marquée par le sceau de Michael Schumacher, et la razzia de Ferrari (qui obtint son 4<sup>e</sup> titre constructeurs de rang, en ayant célébré la bagatelle de quinze victoires et neuf doublé durant l'année !), la saison 2002 fut embellie par quelques autres évènements. Comme le retour officiel de Renault, ou les débuts de Toyota et ceux des pilotes Massa, McNish, Sato, Webber et Davidson. Des pilotes qui tentèrent d'animer, avec leurs moyens et leur enthousiasme, des Grands Prix qui connurent une forte dominante de rouge et de noir. Mais ainsi va la Formule 1, dont les cycles propulsent à tour de rôle des écuries et des nations au sommet de la hiérarchie. La France avait attendu 1985 pour voir son premier pilote couronné. L'Allemagne avait dû elle patienter jusqu'en 1994. Mais, depuis, elle s'est bien rattrapée !