Archives personnelles : histoire, anthropologie et sociologie

Que faire d'une correspondance, d'un agenda, d'un journal
de rêve, d'une lettre à l'administration, d'un carnet d'héritage,
d'un journal personnel ?
En mosaïques, les archives personnelles sont spontanément
indéchiffrables. Il faut les mettre en séries pour en extraire
des normes d'expression. Car l'unité ici n'est ni une
population, ni un territoire, ni un problème singulier, mais
un geste d'écriture qui agit dans les relations personnelles et
au travail, à domicile ou en institution, dans les relations de
dépendance et dans des cadres légaux.
L'individu n'existe pas hors du jeu social qui se trame autour
de lui, sinon par des jeux d'effacement, de censure et de
gommage.
Les écritures personnelles témoignent ainsi pour des milliers
d'autres, traversent des épaisseurs de temps silencieux
et durent au-delà de leur lecture. Elles disent une histoire
collective. Un autre point de vue pour saisir le social en acte ?
Nous sommes partis de ce choix.