L'âme, l'intellect et la volonté

L'Ermite de saint-Augustin Jacques de Viterbe,
qui enseigne à Paris dans la dernière décennie
du XIII<sup>e</sup> siècle, présente dans les questions 7, 12
et 13 de son premier quodlibet une conception
radicalement innéiste des opérations de la volonté
et de l'intellect. Si l'inspiration qui guide le
Viterbien est avant tout celle d'Augustin et de
Boèce, c'est toutefois chez les commentateurs grecs
d'Aristote, et en particulier chez Simplicius, qu'il
va trouver les principaux éléments théoriques qui
entreront dans sa doctrine de l'âme. Pour Jacques
de Viterbe, l'âme se présente comme un système
d'aptitudes ou d'«idonéités», qui n'attendent que
l'occasion propice, offerte par l'intellect ou par les
sens, pour se développer, respectivement, en actes
volitifs ou cognitifs complets.