L'Afrique est-elle démocratisable ? : Constitution, sécurité et bonne gouvernance

L'Afrique n'a pas besoin des hommes forts mais plutôt des
institutions fortes pour promouvoir la démocratie et la bonne
gouvernance. Le tripatouillage des constitutions est devenu un
sport favori des gouvernants. Le parti au pouvoir change les
textes pour s'éterniser aux affaires. Aujourd'hui, c'est plutôt le
vent de la modification des constitutions qui ravage l'Afrique.
À ce niveau deux tendances apparaissent :
- la première, négative, se situe dans la trajectoire du
renouvellement ou de l'allongement du mandat arrivé à
terme au bout de deux mandats successifs ; la rééligibilité
ne se faisant qu'une seule fois. C'est le cas du Cameroun,
Tchad et bien d'autres pays africains.
- La deuxième tendance, positive, se démarque par le
jeu de l'abandon du pouvoir après l'exercice de deux
mandats consécutifs, respectant l'esprit et la lettre de la
constitution. C'est le cas des présidents Konaré du Mali,
Rawlings et Kuffor du Ghana et Nelson Mandela en
Afrique du Sud.
Le respect des institutions et la bonne gouvernance doivent
contribuer à l'amélioration des conditions de vie, les cadres
sociaux et économiques au service du développement durable,
de la lutte contre la pauvreté et de la sécurité humaine.