Le tapis de loge au grade d'apprenti

Au début du XVIII<sup>e</sup> siècle, les maçons se réunissaient
dans un local profane, le plus souvent des
arrière-salles de tavernes. Ces locaux ne pouvaient
posséder de décoration fixe. Pour que la salle d'auberge
se transforme en temple maçonnique, il suffisait
que les principaux symboles soient présentés
aux maçons afin qu'ils nourrissent leur méditation.
Ainsi, à l'ouverture des travaux, un officier traçait le
tableau de loge à la craie au centre de la pièce, à
même le sol. A la clôture des travaux, ce même officier
devait l'effacer soigneusement avec une éponge
mouillée. Mis en ordre par les rites pratiqués, les
symboles restent alors des signes évocateurs qui
recréent en chacun de nous une identité profonde et
particulière. Supports de méditation, mais aussi
réservoirs d'énergie par leur valeur suggestive, ils
prennent ancrage dans l'inconscient collectif, en
maintenant les mythes.