Autorails de France. Vol. 5. De Dion-Bouton, Somua, Brissonneau et Lotz, Alsthom, autorails d'origine allemande, Corpet-Louvet, remorques d'autorails unifiées

Ce cinquième volume accorde une large
place aux chemins de fer secondaires.
En effet, ceux-ci ont expérimenté très tôt
des automotrices, dérivées des autocars
de l'époque, pour tenter d'enrayer
la concurrence routière. Après avoir passé
en revue les réalisations contemporaines
(Tartary, Baert et Verney, Saurer),
un volumineux chapitre est consacré
à De Dion-Bouton, un nom prestigieux
dans le monde de l'automobile qui s'est
largement investi dans le domaine
ferroviaire.
Brissonneau et Lotz a produit
la quasi-totalité de ses automotrices pour
les réseaux secondaires français et ceux
d'outremer, avec pour point commun
une chaîne de traction diesel-électrique,
suivant le principe développé par l'ingénieur
Collardeau au sein de la firme Crochat.
C'est à sa filiale SOMUA que la fabrique
Schneider de canons et de locomotives
à vapeur a confié sa production de moteurs,
de locotracteurs et d'automotrices. Après
un prototype d'autobus sur rails, suivi
d'une première série de voitures à essence,
cette firme a livré des matériels plus
élaborés, à structure articulée. Tout aussi
originale est l'initiative de Corpet-Louvet,
constructeur de locomotives à vapeur,
qui a réalisé deux automotrices
appliquant la technologie de son partenaire
danois, la maison Frichs.
Alsthom, réputé comme constructeur
de locomotives diesel et électriques,
s'est associé avec l'usine pyrénéenne
Soulé dans l'aventure du premier matériel
bimode : l'automotrice «amphibie».
Plus récemment, il a produit de petites
séries d'autorails diesel-électriques pour
l'exportation, avant de se lancer dans
la production massive de rames modernes
TER non étudiées dans ce volume.
Après le second conflit mondial,
une douzaine d'autorails de la Deutsche
Reichsbahn demeurés en France ont été
incorporés au parc de la SNCF, tant
comme autorails que comme remorques.
Et ce thème des remorques, compléments
indispensables des autorails, fait l'objet
d'un important chapitre qui couvre trois
décennies, depuis les adaptations des années
d'après-guerre jusqu'à la grande famille
des remorques unifiées à bogies.