Fado

Les textes brefs qui constituent ce recueil
offrent autant d'instantanés d'une
civilisation en train de disparaître, celle
de l'Europe centrale et orientale qui
s'occidentalise à toute vitesse. À travers
une série de réflexions sur des auteurs
yougoslaves, des récits de voyage en
Roumanie, en Slovaquie, en Ukraine et
sur les routes de Pologne, Stasiuk célèbre
la diversité ethnique et linguistique de
ces territoires.
La nostalgie se transforme peu à peu en
une célébration de la mémoire, personnelle
et individuelle, bien éloignée des
commémorations officielles. «Le passé
et la mémoire sont ma patrie et ma
maison» : qu'il s'agisse du passé du
sud-est de l'Europe qu'il arpente inlassablement,
ou des souvenirs de son enfance
qu'il magnifie d'une manière digne de
Bruno Schulz, Stasiuk donne une aura
quasi métaphysique à la banalité apparente
des choses.