Il est des morts qu'il faut qu'on tue

En ce temps-là, Paris est une guerre civile.
En ce temps-là, on invente le terme «racisme», l'expression
«socialisme national» et le slogan «La France
aux Français». Les scandales fleurissent. Les attentats
anarchistes se multiplient. Les nationalistes préparent un
coup d'État. La République vacille. Bientôt l'affaire Dreyfus
cristallisera toutes les passions. Romain Delorme est jeune
et audacieux. Son mentor, l'ex-préfet de police Andrieux,
un deus ex machina proche de Clemenceau, a fait de lui son
agent au coeur du mouvement antisémite.
Romain est devenu l'ami du marquis de Morès, redoutable
duelliste, de ses gardes du corps, les terribles bouchers de
la Villette, de Jules Guérin - dont le journal L'Antijuif et l'épisode
du fort Chabrol immortaliseront le nom -, et d'Édouard
Drumont, l'auteur de La France juive qui, dans les colonnes
de La Libre Parole , exalte la haine des Juifs. Il devra feindre,
ruser, prendre des risques inouïs avant d'être mêlé à une
affaire insensée autant qu'incroyable, l'assassinat d'Émile
Zola, et de découvrir le secret de ses propres origines.
De la Commune de Paris à la Libération, un roman noir
historique à la documentation impressionnante.
Palpitant.