Glückster le Rouge

Rien ne va plus en païs d'Anglèbe.
Après moult années d'un règne
bonasse, le Rouy Edohar est mourant.
Afin d'éviter le désagrément d'un
retour sous forme spectrale - funeste
tradition n'ayant épargné aucun de ses
prédécesseurs - Sa Grabataire Altesse
s'est entourée des plus éminents
thanaturges du Rouyaume, lesquels
doivent procéder aux rites
clamsatoires destinés à lui assurer
un bon voyage vers l'Autre
Monde... mais la chose n'est
pas zézée, loin de là.
Pendant ce temps, le
boxon se propage parmi
les successeurs potentiels
du futur fantôme du
Neyant. Le dyouk de
Glückster, frère d'Edohar et
nain de torve gamelle, est le plus
achargneux des prétendants au
Bonnet d'Astrakan. Il ne reculera
devant rien pour grimper sur
l'Estrade. Zigouillages, étripages,
sorcellerie et autres manicrasses, tout
lui sera bon pour établir son règne de
violences et d'infamies...
Parodic-fantasy
Dans ce roman plein de bris et de
sueur, Pascal Françaix s'est
amusé à adapter quelques
traits du roman médiéval
et du théâtre shakespearien
au climat de la fantasy, dans
une optique résolument
irrévérencieuse et parodique.
Une exubérante
invention langagière,
mêlant l'argot au vieux
français, le langage
parlé aux envolées
lyriques, préside à ce
jeu de massacre, dans
lequel l'Histoire, le
folklore et la littérature
en prennent joliment pour
leur grade.
Ce livre où l'humour poudroie et le
verbe tord-boyaute, se veut aussi
héroïque que fantaisiste, et convie
le lecteur à une réjouissante poilade
épique au croisement de Rabelais
et de Terry Pratchett. On finirait
par croire à un possible dictionnaire
français-Françaix...